dimanche 30 septembre 2012

Tom Cleverley


   Buteur cette semaine face à Newcastle, Tom Cleverley est en train de confirmer toutes les attentes placées en lui. Régulier dans ses performances, que ce soit avec Man U ou en sélection, le jeune mancunien récite patiemment ses gammes, dans l'espoir de s'imposer sur le long terme. Et si c'était lui, le digne successeur de Paul Scholes?

Un lourd chemin de croix

   Mercredi soir, Manchester United accueillait les magpies dans le cadre du troisième tour de la carling cup. Les red devils, comme souvent, l'emportent sur le score de 2 buts à 1. Une soirée comme une autre donc, pour les supporters comme pour le staff. Les hommes de Fergie ont fait le taff, et l'écossais a pu faire tourner. Un joueur cependant, se souviendra surement longtemps de cette rencontre. Tom Cleverley, au club depuis 2000, inscrit son tout premier but sous les couleurs de Man U. Un but qui sonne comme l'avènement de longues années de travail et de patience. Sir Alex le dit lui-même: «Il a progressé lentement au niveau physique, mais il a toujours eu envie. Il a toujours eu une grande compréhension du jeu». Car comme beaucoup avant lui, le natif de Basingstoke s'est fait balader un peu partout en Angleterre avant de pouvoir postuler à une place en équipe première. C'est pourtant très vite, à l'âge de 11 ans, que le jeune Tom commence à claquer ses premières passes dés pour MUFC. Il fait alors partie de l'académie des jeunes. Passé pro en 2009, Cleverley est d'abord envoyé à Leicester. Un prêt qui devra se finir prématurément. Touché à l'épaule lors de la rencontre face à Colchester, il rentre se faire soigner à Manchester pour y subir une intervention chirurgicale. Puis direction Watford un an plus tard. Au sein des hornets (rien à voir avec la ville de la Nouvelle-Orléans), le jeune anglais s'affirme. Prêté à Wigan ensuite, il confirme. Pour ses premiers matchs en Premier League, Tom se met bien et permet aux latics de se maintenir, en inscrivant 4 buts en 25 matchs. De retour à Manchester à l'été 2011, Ferguson lui offre alors la possibilité de le conserver au sein de l'effectif. Cleverley semble entrevoir enfin le bout du tunnel, et va même contribuer à la victoire des siens lors du community shield face au rival éternel, City, en délivrant une passe décisive à Nani. Le gamin a du talent, et Capello semble l'avoir compris. L'italien le convoque pour le match des three lions face aux Pays-Bas.

De la patience et du talent

   Car si l'espoir anglais n'a pas lâché l'affaire comme beaucoup l'aurait fait, c'est qu'il sait qu'il a le potentiel pour s'imposer au très haut niveau. Et il n'est pas le seul. Rappelé par Hogdson en sélection, à la suite d'un tournoi des jeux olympiques concluant, pour affronter la Moldavie dans le cadre des éliminatoires du mondial 2014, Cleverley a régalé. Auteur d'une prestation aboutie au milieu en évoluant meneur de jeu, lui qui d'habitude occupe plutôt un poste de relayeur, il en a convaincu plus d'un. Son coach le premier: "Il est capable de jouer moins en pointe et de reculer pour aller récupérer des ballons. Je crois qu'il est inutile de vouloir lui coller une étiquette. Il est milieu offensif, comme Cesc Fabregas peut l'être". Une comparaison qui en dit beaucoup sur la polyvalence et le potentiel du rookie anglais. Les cadres de Manchester United sont également unanimes quand il s'agit d'évoquer son comportement sur le terrain, comme l'explique Evra: «C'est un joueur fantastique, j'espère qu'il aura de nombreuses opportunités cette saison(...)C'est un mec silencieux, pour ça il ressemble à Scholesy(...) Les joueurs comme lui sont le futur. Il sait qu'il peut nous aider à gagner plus de titres. C'est comme ça que ça se passe à Man United». Celui qui fut nommé joueur de réserve de l'année par son coach de l'époque, Ole Gunnar Solskjaer, le sait: il a les capacités pour devenir un cadre de l'équipe première et écrire une des nombreuses pages de l'histoire du club, à l'image de Roy Keane, Ryan Giggs ou David Beckham avant lui. Surtout, Cleverley a toute les cartes en main pour succéder à Paul Scholes. Reste à savoir s'il en a les épaules.